Dans la droite ligne des décisions récentes, la Cour de cassation rend un nouvel arrêt montrant qu’elle a pris toute la mesure de l’importance des partenaires sociaux et
du dialogue social dans notre pays.
En effet, conformément aux revendications de la CFE-CGC, La haute juridiction consacre le droit à la santé et au repos du salarié en rappelant que les États membres ne peuvent déroger aux
dispositions relatives à la durée du travail que dans le respect des principes généraux de la protection de la sécurité et de la santé du travailleur.
La Cour de cassation se fonde sur l’article 11 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, l’article 151 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne qui se réfère à la Charte
sociale européenne et à la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des salariés et l’article 3121-45 du Code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi du 20 août 2008.
Ainsi, si la Cour de cassation ne remet pas en cause la validité du forfait jours, elle donne en revanche toute la place aux accords collectifs pour encadrer leur mise en œuvre.
La CFE-CGC, conformément à ses positions antérieures, aura le souci d’encadrer, à la lumière des exigences constitutionnelles, européenne, et de la décision de la Cour de cassation du 29 juin
2011, la mise en œuvre du forfait jours notamment en prévoyant des garanties dans les accords collectifs, de nature à assurer la protection de la sécurité et de la santé du salarié soumis au
régime du forfait jours que l’employeur aura l’obligation d’observer s’il ne veut pas voir les conventions de forfaits signées privées d’effet.
Ceci implique notamment que les accords collectifs devront prévoir une durée raisonnable du travail et des modalités de contrôle adéquat du suivi et de la charge de travail du salarié. La CFE-CGC
demande, depuis onze ans, un repos journalier de 13 heures, une durée maximale hebdomadaire de 48 heures et un salaire minimum de 3 262 euros par mois (salaire
charnière de l’AGIRC) pour que les intéressés ne soient pas en dessous du SMIC horaire.
Toute convention de forfait qui ne respecterait pas les garde-fous prévus par les accords se verra privée d’effet et donnera lieu aux
paiements d’heures supplémentaires pour le salarié.
Arrêt n°1656 du 29 juin 2011 de la Cour de la Chambre sociale
Forfait jours : "Les juges veulent faire pointer les cadres"
Contre le principe du "Forfait jours" pour
les cadres et agents de maîtrise Norauto
La Cour de cassation confirme que la catégorie professionnelle peut justifier une différence de traitement
accordée à un salarié, à la condition que cet « avantage catégoriel » soit motivé par une spécificité relevant des conditions d’exercice de sa fonction, de son évolution de carrière ou
des modalités de sa rémunération. Légitimement consultés, les partenaires sociaux démontrent ainsi leur faculté à créer des droits en fonction des situations professionnelles qu’ils observent
pour un dialogue social vivace.
La CFE-CGC se réjouit de cette décision. Elle n’est que le reflet de la réalité quotidienne de bon nombre de personnels d’encadrement placés devant des responsabilités qui ne sont pas celles des autres salariés de l’entreprise : animation d’équipe, gestion de budgets, durée de travail extensible, degré de sujetion, niveau d’autonomie…
Dénier au personnel d’encadrement toute spécificité, c’est ne pas lui reconnaître cette responsabilité, c’est le replacer dans un rôle de stricte exécution qui fera perdre à l’entreprise toute dynamique et toute compétitivité.
Cette réalité est, la plupart du temps, traduite dans l’accord collectif qui encadre les conditions de travail et de rémunération de l’ensemble des salariés. Cet accord est toujours le résultat d’un compromis de négociation, qui permet à chacune des parties prenantes de se retrouver. Dénoncer tout avantage catégoriel, comme certains sont tentés de le faire par idéologie ou calcul politique, c’est remettre en cause le principe même de la négociation collective et cette recherche de compromis qui stabilise le socle social sur lequel est bâtie notre démocratie : ôter des pierres à ce socle, c’est prendre le risque de l’écroulement de tout l’édifice.
La Cour de cassation, dans sa sagesse, conforte ainsi le principe de négociation collective et place un garde-fou salutaire à toute déviance qui
réduirait le contrat de travail à une seule transaction de gré à gré, laissant le salarié désarmé devant la pression d’un employeur soucieux seulement de performance financière.
Pour la CFE-CGC, la question de l’égalité de traitement doit s’appuyer sur d’autres fondements : la compétence, la mixité sociale, l’équité.
lire aussi : La Cour de Cassation ouvre grand la porte à la CFE-CGC
Négociation collective intercatégorielle et CFE-CGC
Depuis le 23 octobre 2003, et sur proposition de la CFE-CGC NORAUTO, les pères de familles travaillant chez NORAUTO bénéficient, durant le Congé de Paternité, du maintien de leur salaire net (sous déduction des
prestations servies par la Sécurité Sociale), y compris sur la partie excèdant la plafond de la Sécurité
Sociale. Si le Congé de Paternité est rendu obligatoire et / ou plus long, la CFE-CGC NORAUTO demandera l'application de
l'accord sur la nouvelle durée.
rappel de l'accord en vigueur chez NORAUTO :
Accord Norauto Congé de Paternité
Prime obligatoire pouvant atteindre 1 000 euros: le gouvernement vient de préciser le dispositif qu’il envisage de mettre en place pour faire bénéficier les salariés des résultats de l’entreprise.
La CFE-CGC prend acte de cette volonté. Elle jugera le moment venu de ce que cela aura réellement apporté aux uns et aux autres.
Dans une année où l’inflation repart significativement, le pouvoir d’achat des ménages est en berne.
Rien ne remplace les mesures salariales pérennes qui contribuent également au financement de notre protection sociale. Toutefois, ce énième mécanisme peut servir à colmater les trous dans la raquette du partage de la valeur ajoutée.
Dès que les décrets d'application seront publiés, la CFE-CGC NORAUTO demandera l'ouverture de négociations en vue de définir la valeur de cette prime obligatoire dont elle augure qu'elle puisse être significative, au regard des dividendes de l'exercice écoulé dont les montants versés aux actionnaires sont en augmentation.
Il est évident que cette prime devra être déconnectée des prochaines négociations salariales annuelles.
Par ailleurs, la CFE-CGC NORAUTO
observe le taux croissant d'inflation qui s'affiche depuis le début de cette année. Elle ne manquera pas de demander la réouverture
de négociations salariales (accord NAO 2010 qui s'est appliqué, en matière de rémunération, au 01/01/2011) si le taux d'inflation sur 12 mois glissants doit être supérieur à 2% sur 3 mois consécutifs (il se situe déjà à 2% en mars et à 2,1% en avril), conformément à l'article 4 "suivi de l'accord".
Les membres du nouveau Comité d'Entreprise Européen de Norauto
représentant la France, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, la Pologne et le Portugal se sont réunis le 31 mars 2011 au siège du Norauto International à Lesquin.
L'ordre du jour portait sur l'élection du Secrétaire et des membres du Bureau du Comité, sur l'information de la situation et l'activité des pays au cours de l'exercice 2009-2010, l'information sur les objectifs des pays pour l'exercice 2010-2011, l'information sur les orientations et perspectives d'avenir de chaque pays (à moyen et à long terme), l'information sur d'éventuelles ouvertures de magasins dans d'autres pays européens, sur l'organigramme des pays et la visite de l'Institut de Formation.
L'élection du Secrétaire du Comité Européen est venue confirmer les bons résultats électoraux à l'actif de la CFE-CGC NORAUTO depuis plusieurs années, et notamment depuis la précédente mandature européenne, puisqu' Alain MONPEURT, a été réélu à ce poste pour un nouveau mandat de quatre ans. Il sera entouré pour cette tâche par trois autres membres du Bureau émanant de la France, la Belgique et l'Espagne. Ensemble ils ne manqueront pas de faire preuve de vigilance et de soulever toutes questions et remarques sur les actions et orientations européennes de l'entreprise.
Bernard VAN CRAEYNEST, président de la CFE-CGC, vient de s'entretenir avec le Premier ministre, François FILLON
Dans cette vidéo, Bernard VAN CRAEYNEST vous rend compte de cet échange qui a permis à la CFE-CGC d'insister sur : les difficultés que rencontrent les classes moyennes, les menaces qui pèsent sur le régime de retraite complémentaire AGIRC et indirectement sur l'encadrement ("à force de faire semblant de payer les cadres, les cadres vont faire semblant de travailler")…, le blocage actuel, par le patronat, du financement de la protection sociale, les propositions de la CFE-CGC pour une relance de l'emploi et du dialogue social, la nécessité de créer une "Maison du dialogue social"….
Pour la CFE-CGC NORAUTO, il est fort regrettable de constater que les Chefs d'atelier, les Responsables Ventes et les Responsables Gestion et Administration, qui sont tous
des membres de l'ENCADREMENT (statut CADRE), perçoivent un salaire qui, d'une part évolue faiblement d'année en année, et, d'autre part est largement inférieur au plafond mensuel de la Sécurité
sociale. Ils pourraient un jour, être tentés de "faire semblant de travailler"... Gageons que la Direction de Norauto saura
progressivement rattrapper cette anomalie récurrente, en faisant un premier pas conséquent lors des négociations annuelles obligatoires qui vont prochainement s'engager...
Les
membres du Conseil National CFE-CGC NORAUTO et MIDAS se sont
réunis les 17 et 18 mars 2011 au siège social de NORAUTO à Lesquin.
Ces deux journées ont été consacrées à de nombreux points relevant de l'actualité sociale, notamment la durée du travail au sein de Norauto,
l'observatoire de l'accord NAO 2010
(bilan des augmentations générales et individualisées de salaires en janvier 2011 et analyse des primes trimestrielles des Responsables de Secteur, par rapport aux engagements de la Direction), élaboration
des revendications CFE-CGC en vue des prochaines Négociations Annuelles Obligatoires, évaluation des actions de la Direction en vue de réduire les risques psychosociaux au travail et projet d'accord dans ce sens, préparation de
la réunion du Comité de Groupe MOBIVIA devant se tenir le 28 mars 2011, préparation de la réunion du Comité d'Entreprise Européen Norauto devant se tenir le 31 mars 2011, examen des "actions
suite au Tour de France 2010", échanges à propos de la semaine en Centre pour tous les collaborateurs des Services Centraux, formation des adhérents, etc.
En
préambule de leurs débats, et en vue de renforcer leur performance en termes d'écoute des collaborateurs, ils ont confié l'animation de la première demi-journée à un psychologue clinicien, coordinateur du Centre d'écoute psychologique PSYA, spécialiste de l'écoute et de la prévention et de la gestion des
risques psychosociaux.
Ils se sont ensuite déplacés en région Nord pour connaître le ressenti de nombreux interlocuteurs sur leurs conditions de
travail et ont rencontré des membres de la direction en fin de journée à Lesquin.
Concernant le débat sur la durée du temps de travail chez Norauto, et considérant les souhaits des collaborateurs de l'entreprise, ils ont unanimement réaffirmé
leur volonté de tout mettre en oeuvre pour conserver les avantages acquis des ces derniers, et notamment de rejeter toute proposition en vue d'une éventuelle mise en place du "forfait jours" pour l'Encadrement.
Ils ont pris acte de la qualité des débats lors de la récente négociation sur le temps de
travail, tant avec les autres organisations syndicales qu'avec la Direction de Norauto, se sont félicités d'avoir été entendus, et ils confirment que la CFE-CGC se situe comme un interlocuteur constructif, au service des salariés qu'elle
représente et dont elle entend préserver, et même améliorer, les intérêts.
Pour faire suite aux réunions de négociation qui se sont tenues les 02 et 07 mars 2011, la plupart des organisations syndicales et la Direction de Norauto conviennent qu'il est "
urgent d'attendre" avant d'entreprendre des modifications en profondeur.
Il s'avère, en effet, plus judicieux de tester l'organisation du temps de travail sur la base de l'accord actuel plutôt qu'au moyen d'un accord temporaire qui aurait démarré le 1er avril 2011 et aurait remis en cause un certain nombre d'avantages acquis pour les employés et agents de maîtrise "non encadrants".
La CFE-CGC estime que l'avenant temporaire, tel qu'il est proposé, présente des bouleversements trop importants pour les
collaborateurs des Centres, alors que l'accord actuellement en vigueur, dès
lors qu'il est appliqué comme il se doit, permet de tester des horaires différents (37 heures sur plusieurs semaines consécutives, par exemple).
La CFE-CGC entend privilégier avant tout les attentes des collaborateurs, et reste attentive aux incidences de tout
changement d'organisation du temps de travail sur la conciliation de la vie familiale et professionnelle. Elle se félicite d'avoir été entendue par la Direction, laquelle souhaite, avant tout,
orienter ses actions vers une solution pérenne et conforme à ses objectifs en matière de politique RH résultant du "tour de France" qu'elle a réalisé au cours du second semestre
2010.
Des tests de plannifications d'horaires différents, dans le respect des règles actuelles, seront ainsi mis en oeuvre sur plusieurs sites, afin d'évaluer si une modification de l'accord actuel est opportune. La CFE-CGC a obtenu l'engagement de la Direction que les collaborateurs n'en seront pas pénalisés et que cette démarche se fera sur la base du volontariat à
100%.
En fonction des résultats, une nouvelle négociation pourrait être engagée, à l'initiative de la Direction, en vue d'une éventuelle modification de l'accord.
Concernant l'Encadrement, la CFE-CGC prend bonne note que, pour le moment, aucune modification du temps de travail n'est prévue, le principe du "forfait jours" n'étant pas à l'ordre du jour, selon la Direction qui a déclaré que "s'agissant des encadrants, il n'y a rien de spécifique d'envisagé à ce jour" et qu'elle "sait que le forfait jours est remis en cause par la Cour Européenne des Droits de l'Homme".
La CFE-CGC prend acte de la qualité des débats lors de ces négociations sur le temps de travail, tant avec la Direction qu'avec les autres organisations syndicales.
Toujours soucieuse de la préservation des avantages acquis et des intérêts des salariés, elle portera une attention particulière au suivi des tests envisagés et à la nouvelle négociation qui pourrait en résulter.
pour en savoir plus :
La Direction de Norauto envisage un aménagement de l'accord sur les 35 heures...
La Direction de Norauto envisage un aménagement de l'accord 35
heures (suite 1)
CFE-CGC NORAUTO, LE SYNDICAT
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