Explication de l’évolution du régime Santé Norauto
1. De quoi parle-t-on ?
La communication de la Direction en date du 18 novembre 2025 explique comment va évoluer, à partir du 1er janvier 2026, la mutuelle (frais de santé) et la prévoyance (arrêt de travail, invalidité, décès) des collaborateurs Norauto.
Concrètement, il y a trois grands changements :
a) Une nouvelle structure de garanties : pour garder un bon niveau de protection santé tout en maîtrisant les coûts.
b) Un changement dans la façon de payer certaines cotisations : les cotisations des options facultatives (conjoint / enfants) ne seront plus prélevées sur la paie mais directement par Génération, le nouveau gestionnaire.
c) Un nouveau gestionnaire santé et prévoyance : Génération, qui remplace AON.
2. Un accord jugé équilibré
et positif pour les salariés
La CFE-CGC, avec les autres organisations syndicales signataires, a travaillé pour préserver le pouvoir d’achat des collaborateurs dans un contexte où les coûts santé augmentent partout en France.
Les points positifs obtenus dans l’accord signé :
- Les garanties facultatives (qui étaient avant des options payantes pour améliorer la couverture) deviennent désormais des garanties intégrées pour tous → donc meilleure protection pour chaque salarié sans surcoût spécifique.
- L’entreprise continue de financer une grande partie du régime :
• 67,7 % du régime de base,
• 50 % de la sur-complémentaire.
- Les hausses imposées par les assureurs et l’État ont été fortement limitées grâce à la négociation.
➡️ En résumé : la CFE-CGC a œuvré pour un bon accord, équilibré et favorable aux collaborateurs.
3. Mais après la signature :
une décision unilatérale non anticipée
Une fois l’accord signé, la CFE-CGC a découvert que Norauto avait pris une décision unilatérale, sans concertation préalable :
👉 Génération prélèvera directement, via un mandat SEPA et demande de RIB, les cotisations des conjoints et enfants.
Seule la part obligatoire du collaborateur restera prélevée sur la fiche de paie.
Ce point n’était pas prévu ni présenté lors des négociations.
4. Pourquoi cette décision pose problème ?
Voici les principaux inconvénients, tels qu’ils risquent d’être ressentis sur le terrain :
❗ Mise en place très lourde dans un délai trop court
• Les collaborateurs doivent se connecter au portail Génération, déclarer leurs ayants droit, fournir un RIB, signer un mandat SEPA…
• Tout cela avant mi-décembre, ce qui est très serré.
❗ Risque de surcharge d’interrogations pour les managers
• Beaucoup de collaborateurs ne comprendront pas pourquoi Norauto ne prélève plus ces cotisations sur la paie.
• Les managers vont devoir répondre à des questions complexes alors qu’ils n’ont pas été préparés.
❗ Effet désagréable et incompréhension pour les collaborateurs
Pour les collaborateurs, la logique serait simple :
➡️ tout prélever sur la fiche de paie, comme avant, pour éviter les démarches administratives supplémentaires.
Le sentiment qui risque de dominer :
• “On m’ajoute une démarche inutile.”
• “Pourquoi Norauto ne simplifie pas les choses ?”
❗ 4. Risque que des collaborateurs renoncent à assurer leurs conjoints ou enfants
Parce que :
• la procédure est trop complexe,
• les prélèvements séparés rebutent,
• le délai est court,
• ce n’est pas intégré automatiquement comme avant.
➡️ Ce risque pourrait impacter négativement la protection santé des familles.
5. Conclusion :
- L’accord signé par la CFE-CGC est positif, protecteur et limite les impacts financiers pour les collaborateurs.
- Mais la décision unilatérale de Norauto d’imposer un prélèvement direct par Génération pour les ayants droit crée une complexité innatendue avec un risque de décourager les salariés d’assurer leur famille.